ALBERT GAUSSE EST MORT. 
UN PILIER DE RVL A DISPARU.
 

Depuis de nombreuses années, Albert Gausse était devenu l'incontestable cheville ouvrière de l'association. Cet ancien de Legrand, dont il parlait souvent, partageait sa retraite, combien active, entre sa famille, les Amitiés Généalogiques du Limousin et Renaissance. On ne sait trop quels qualificatifs employer pour le décrire, tant il avait de qualités : dynamisme, compétence, souci de l'excellence, dévouement, combativité...

Homme de caractère, ses avis était écoutés, appréciés. Il avait la rudesse de l'homme sur lequel on pouvait toujours compter. Au sein du conseil d'administration, il avait une place toute spéciale. C'est bien pour cela que, il y a trois ans, nous l'avions honoré du titre de vice-président, renouvelé à la dernière assemblée générale. C'était la reconnaissance évidemment indispensable de son poids parmi nous. Et Albert Gausse était aussi un homme dévoué. Il s'investissait pleinement dans ce qu'il faisait, recherchant toujours l'excellence : c'est lui qui assurait la mise en page de nos Bulletins de liaison ; c'est à lui que RVL doit la qualité de présentation qu'ils ont atteint. C'est lui aussi qui dirigeait, animait la mise en place de nos expositions, à Fortunor et à la Foire Exposition. Ses compétences d'électricien, ses dons de bricoleurs et, à nouveau, son souci de l'excellence étaient alors autant d'atouts précieux. Autre aspect de son rôle multiple dans notre association, rappelons qu'un bulletin spécial retraça son étude sur les inquisiteurs de Limoges.

Il y a quelques mois à peine, le mal le saisit et ce battant a arrêté la lutte. Il nous a quitté le 10 mars au matin. Pour nous, oui, c'est un pilier de RVL qui disparaît. Notre mission est néanmoins de continuer la tâche. A sa famille, à ceux qui l'ont connu et apprécié, aux AGL, RVL présente ses très sincères et très émues condoléances.

IMMEUBLE FAURE : UN ESPOIR RAISONNABLE

 La rencontre du 10 février 2010 à la préfecture semble avoir été positive. M. Jean, secrétaire général de la préfecture, et M. Geffré, Directeur régional des Affaires culturelles, on été à notre écoute. Un déplacement sur le site de la future cité judiciaire a été effectué. M. Jean a remercié RVL d'avoir « sensibilisé à l'aspect patrimonial du dossier » les instances décisionnaires. Le projet est en cours d'étude à l'APIJ (Agence publique pour l'Immobilier Judiciaire) et prendra encore plusieurs mois avant que les plans soient arrêtés. Il faut donc attendre mais nous avons maintenant un espoir raisonnable de voir la maison Faure préservée. 

POUR UNE RENCONTRE DES ASSOCIATIONS DE DEFENSE DU PATRIMOINE DE LA HAUTE VIENNE

 Au cours de l'assemblée générale 2010, notre président a lancé un appel à une rencontre en 2010 de toutes les associations de défense du patrimoine de la Haute-Vienne et même, si possible, du Limousin.

 Cette journée permettre de se connaître entre amoureux du patrimoine, d'échanger expériences et préoccupations, et, pourquoi pas, à terme, de se fédérer pour être toujours plus efficace.

IMMEUBLE FAURE ET CITE JUDICIAIRE

Place Winston-Churchill, une cité judiciaire doit être édifiée sur le terrain voisin de la prison. Qu'on y construise n'est pas une mauvaise chose, au contraire ! Mais,en septembre 2009, un riverain nous a alerté : un « expert » visitant le terrain, plans en main, fut interrogé par des voisins étonnés ; il aurait dit que la maison du XIXe siècle qui s'y trouve, connue sous le nom de maison Faure (d'après l'industriel qui y habitait), devait être rasée.

Cet immeuble est actuellement utilisé par des services judiciaires. Il ne menace nullement ruine, est construit en pierres de taille et présente de réelles qualités, étant notamment orné d'un grand vitrail de Chigot. D'ailleurs, il est classé par la Ville comme ''édifice remarquable'' (les immeubles considérés par la ZPPAUP et le PLU de Limoges comme remarquables, bénéficient d'une certaine protection : l'article 11-1 de ces documents énonce un principe – interdiction de démolition – et une exception : la démolition sera possible si l'édifice est en mauvais état et/ou si le projet de substitution est « particulièrement valorisant »...).

Nous avons écrit à l'APIJ (Agence Publique pour l'Immobilier Judiciaire, dépendant du ministère de la Justice), à trois reprises, à plusieurs mois d'intervalle, deux fois par courrier, une fois par mail sur le site de cette institution. Nous avons finalement reçu une réponse, datée du 28 décembre 2009 :

 « J'ai pris connaissance avec attention de vos différents courriers au sujet de l'intérêt que votre association porte au bâtiment dit Immeuble Faure, situé rue de la Mauvendière à Limoges. L'Agence Publique pour l'Immobilier Judiciaire a en effet été mandatée par le Ministère pour la réalisation d'études préalables en vue de la construction d'un nouveau palais de justice à Limoges sur le site abritant cet immeuble. A ce jour, les études préalables que conduisent mes services ne sont pas suffisamment avancées pour qu'une orientation soit prise quant à l'aménagement de la parcelle affectée pour l'opération. Dans ce contexte, je ne suis pas en mesure de vous indiquer le devenir de l'Immeuble Faure, et si ce dernier peut avoir vocation à être intégré au projet. A ce jour, je ne peux que vous assurer que c'est avec vigilance que cette question sera examinée. Je vous prie etc. »

 Nous avons transmis ce courrier pour information au maire de Limoges et avons sollicité un rendez-vous au secrétaire général de la préfecture. Mais, avant que celui-ci soit effectif, nous avons appris par la presse locale que le projet était plus avancé que ce que la lettre laissait entendre, et qu'une réunion décisive était prévue pour le 26 janvier. Il fut donc décidé de faire connaître devant les médias nos observations sur ce dossier.

 Nous venons d'être conviés à une réunion à la préfecture le 10 février. Nous vous tiendrons au courant, et n'oublions pas qu'avec la labellisation Ville d'Art et d'Histoire, le patrimoine doit être mis au cœur des préoccupations des décideurs.